La passion du cheval. : Retrouvez toute l’actualité people et célébrités de tunis tunis voyage tunis riad marrakech

Newsletter MADE IN TUNIS

L'essentiel de TUNIS
dans votre boite email

Inscription
À LIRE AUSSI

Lina Ben Mhenni, une cyber tunisian girl.

Lina Ben Mhenni, une cyber tunisian girl.

12 octobre 2011

Installée dans un café culturel du centre de Tunis, elle est entourée de plusieurs journalistes. Depuis sa nomination pour le Prix Nobel de la paix 2011, elle est extrêmement...

Le souffle de Sadika

Le souffle de Sadika

13 septembre 2011

Sadika artiste, artisan a crée un lieu étonnant, un concept où le don, le partage, le mouvement font bon ménage. Sadika souffle le verre et invente une vie sans cesse...

Ons Jabeur, la révolution sur terre battue

Ons Jabeur, la révolution sur terre battue

27 juin 2011

Avec son visage dʼenfant et sa rage de vaincre exemplaire, Ons Jabeur est devenue lʼidole des jeunes joueurs de tennis de Tunisie et du Maghreb. Sa victoire au Roland Garros...

La passion du cheval.

La passion du cheval.

Publié le 16 septembre 2011   (mis à jour le  5 octobre 2011)  |  Loisirs et bien-être, People

PORTRAIT On les voit sur les plages attirant les touristes, leur proposant un tour à dos de cheval. C’est toute la vie, le gagne-pain de ces hommes amoureux des chevaux. Mohamed Boukhris est l’un d’entre eux. Il a appris à monter comme on apprend à marcher.

Une large porte en fer, pas de panneau et quelques brins de paille indiquent que nous sommes bien dans un ranch. N’imaginez pas un ranch à l’américaine sur plusieurs hectares mais un lieu où les chevaux sont en liberté sur un terrain de près de 2000 mètres carrés. Nous sommes du coté de Gammarth. Pourquoi Gammarth ? « C’est là qu’il y a les hôtels et la plage pour faire courir les chevaux ». A 28 ans, Mohamed Boukhris connait parfaitement les équidés. « Je m’en occupe seul, je les soigne sans faire appel à un vétérinaire. Quand je regarde un cheval, je sais tout de suite ce qui ne va pas » explique t-il fièrement.
Il a découvert le monde des équidés au contact de ses oncles, tous passionnés. Après une rencontre, il passe de simple monteur à jockey puis entraineur. « J’avais 12 ans, un homme m’a vu sur la plage, il a proposé de me former, d’apprendre à monter pour devenir jockey. Comme je ne voulais plus aller à l’école, j’ai accepté la proposition ». Pendant deux années, Mohamed s’entraine et participe à des courses. Entouré de purs-sang arabes, le garçon prend de l’assurance et commence à entrainer des chevaux. « Le métier d’éleveur et d’entraineur n’est pas simple. Si vous n’avez pas de patience, faites autre chose». Un cheval s’approche de lui, « celui-ci n’a pas encore été débourré, il a trois ans. Je vais pouvoir commencer dans quelques semaines ». En 2009, son formateur, devenu son patron, l’envoie dans une écurie à Nantes pour un stage. « J’ai gagné quelques courses d’endurance, mais après un accident j’ai dû arrêter les compétitions ».
Sa journée commence tôt. Nettoyer le terrain, passer les chevaux sous la douche, les brosser, puis les sortir. « On va sur la plage au pas, au trot et au galop quand il n’y a plus personne. On peut aussi entrainer les chevaux de courses. La plage est un excellent terrain ». Avec ses cousins, il a acheté quelques chevaux arabe-barbe. On croise les plus doux et les plus dociles sur la plage des hôtels de Gammarth. « C’est comme ça qu’on gagne notre vie pendant la saison touristique. On peut aussi emmener les gens en balade dans la forêt ». Mohamed avoue ne pas pouvoir vivre sans le contact des chevaux. « J’ai déjà essayé de travailler ailleurs mais j’en était incapable ».
Arabe-barbe, pur-sang arabe, Appalooza, Mohamed Boukhris continue sa route sur le sable de Gammarth, sereinement, en accord avec ses chevaux et la vie qu’il a choisi.

R.M.


Mohamed Boukhris à Gammarth : 22.670.816.
20dt environ 1H30 de promenade.